En passant

Lorsque ton sponsor ne décide pas ou quand il existe trop de contrainte sur ton projet, TU DECIDES!

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Il n’y a pas d’ingrédient secret!

Mais un bon leader peut en créer l’illusion!

« There is no secret ingredient. To make something special, you just have to believe it’s special! », 
Non, cette phrase n’est pas de Eckart Tolle ou du Dalaï Lama mais de Kung Fu Panda, ou pour être plus précis du père de Kung Fu Panda (enfin, c’est pas vraiment son père mais ca, Kung Fu Panda ne le sais pas, chut!!), le cuisinier qui fait une soupe tellement appréciée que tout le monde pense qu’il utilise un ingrédient secret.
http://www.youtube.com/watch?v=K7DnFGdqT8c

Lorsque j’ai revu Kung Fu Panda pendant les fêtes de fin d’année, tout de suite, cette phrase m’a fait penser à ce que j’ai pu observer en accompagnent des équipes sur des projets IT. Et aussi, au rôle particulier qu’un leader pouvait jouer auprès de ces équipes. Bien sur, comparaison n’est pas raison, et la mienne de comparaison n’est peut-être pas fabuleuse mais je m’explique quand même (et après tout, je fais ce que je veux, non?).

En réalité, il arrive fréquemment que les équipes se focalisent sur les freins d’un projet. N’avez vous jamais entendu : « Mon dieu, on ne va jamais y arriver! », « On n’aura jamais le temps! », « On manque de ressource! », «  Le projet est trop gros! », « Le sujet n’est pas clair! » ( choisissez ou ajoutez votre « excuse! » )

Cette peur peut paralyser une équipe entière

Comment l’éviter?
Beaucoup de méthodes proposent de détailler le projet, voire de le détailler encore plus, de découper en tâches plus fines, de planifier, planifier, planifier… Ca peut aider.

Personnellement, j’ai trop observé de temps perdu à vouloir trop détailler en amont, demander à des gens qui ne savent pas (objectivement) décrire des « spécifications détaillées », de planifier pour rien… Je préfère une approche beaucoup plus pragmatique, initialisée par un cadrage minimal (tout du moins time boxé), suivi d’une mise en action immédiate et d’un process d’amélioration continue permettant l’ajustement. Ca donne donc:

On priorise -> On choisit -> On fait -> On livre -> On analyse -> On ajuste -> On recommence

Bref, si vous n’avez toujours pas compris de quoi je parle, c’est bien des méthodes agiles.

Mais, cela n’est parfois pas suffisant. Le process, la méthode sont importants mais si on y injecte l’ingrédient secret, c’est encore mieux. Et cet ingrédient secret, pour une équipe, c’est avoir la certitude qu’elle peut s’appuyer sur un manageur agile, un leader, capable de la soutenir dans les moments importants.

Ce leader doit être capable de
– Ecouter de manière active (vraiment!) les remontées de l’équipe
– Rassurer quand l’équipe se pose des questions
– Protéger l’équipe de tout le bruit et les perturbations qui l’entourent afin qu’elle se focalise sur ce qu’elle a de plus important à faire

En gros, être la courroie de transmission avec le top management, en mettant ce dernier devant ses propres responsabilités lorsque cela est nécessaire («  vous demandez le beurre et l’argent du beurre! Choisissez ce qui est le plus important pour vous! »).

Aux yeux de l’équipe, ce leader devient l’ingrédient secret

Fort de ce soutien, et une fois la mise en marche enclenchée, l’équipe va prendre confiance en elle et éviter de perdre du temps sur des sujets sur lesquels elle n’a pas de prise.

Piloter par les risques: la règle de survie du DSI

Il y a quelques années, j’ai eu la chance de travailler pendant de nombreux mois auprès d’un DSI d’une grande assurance. Il m’a appris qu’en tant que directeur, on ne peut pas être présent sur tous les dossiers. 

A l’époque, j’étais consultant chez Octo et je faisais une mission stratégique de positionnement de la cellule d’architecture dans l’organisation de cette entreprise. Nous avions organisé une présentation préparatoire à la restitution finale de cette mission devant le board. L’ensemble des directeurs impliqués sont venus à la réunion mais pas le DSI… Le lendemain je le croise à la cantine. Je me présente et je lui demande s’il souhaite une présentation individuelle. Ça réponse m’a alors laissé sur le cul et elle continue de m’influencer : « Non, ce n’est pas la peine. Je sais que vous avancez bien et cette mission est bien suivie (par un de ses directeurs). J’ai beaucoup de sujets à suivre, alors je gère par les risques. Vous, vous êtes en contrôle, donc ce n’est pas la peine que je perde du temps. »

Wow!!

Et effectivement, au fil des semaines et des mois pendant lesquels j’ai pu accompagner ce client, j’ai observé que cette réponse n’était pas juste des mots mais bien une réalité. Vu l’activité importante à laquelle il faisait face, c’était certainement une règle de survie!

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Quand tu n’as plus le temps, prends le temps!

Au début des années 2000, j’ai décidé de me lancer dans une carrière de consultant pour élargir mon expérience. Cela m’a permis de rencontrer des entreprises avec des contextes organisationnels et technologiques bien différents. Je m’étais spécialisé dans les frameworks Java et dans l’architecture applicative. Ce sujet était très porteur à l’époque.

La SSII pour laquelle je travaillais à l’époque avait aussi une activité à l’international et notamment en UK. Parlant la langue, j’étais enchanté à l’idée d’aller aider l’entité anglaise à développer son business et a les faire monter en compétences sur Java.

Le soucis est que mes compétences ont commencé à être reconnues mais surtout connues par différentes équipes. Et forcément, un jour je me suis retrouvé sous l’eau

J’avais déjà 3 missions en parallèle et j’étais sur le chemin d’une réunion que l’on avait planifié à 7h30 du matin car je n’avais plus de dispo dans mon agenda.
En entrant dans les bureaux du siège de cette société où se trouvait la réunion, je croise le directeur de l’international.
Lui: « Bonjour Alain, comment vas tu? Viens prendre un café dans mon bureau. »
Moi: « J’aimerai bien, mais j’ai une réunion qui va démarrer… »
Lui: « Si tôt! Sur quel projet? »
Moi: « Ben, c’est un nouveau projet qui va démarrer et ils veulent m’impliquer pour les aider… »
Lui: « Mais je croyais que tu étais déjà sur 2 projets pour les UK! »
Moi: « Euh… Oui c’est vrai, et j’ai aussi un autre projet en France… Mais là, ils m’attendent vraiment… »
Lui: « Alain, ce matin, je vais te faire un cadeau. Rappelle toi de cela: quand tu n’as plus le temps, prends le temps! »

On est allé à son bureau, il a appelé la salle de réunion et les personnes qui m’attendaient en leur disant qu’ils allaient devoir se débrouiller sans moi, et on a pris un café en parlant de tout sauf du business. Merci Xavier, je n’ai pas oublié cette leçon!

Parfois, on est sous l’eau et on n’arrive même plus à prendre le temps de souffler, de prendre un café… Lorsque cela vous arrive, cela veut dire que quelque chose ne va pas : vous gérez trop de tâches en parallèle, vous êtes mal organisé, vous ne savez pas déléguer…

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Lorsque cela m’arrive (évidemment que cela m’arrive!), je prends le temps d’un thé  (ceux qui me connaissent, savent ma préférence pour le thé) et j’essaie de comprendre ce qui ne va pas et comment ajuster mon process.

Lors de prochains billets, je partagerai avec vous certaine de ces pratiques qui marche pour moi pour mieux gérer mon activité.

Facebook est-il déjà mort?

J’ai profité de mes vacances dans ma belle-famille aux Etats-Unis pour prendre le pouls de l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes américains.
Parmi cette dizaine de jeunes, il y avait des ados, des jeunes adultes universitaires, des plus vieux start-upers.
Bien sur, ce panel n’est absolument par représentatif d’une nation entière comme celles des Etats-Unis, d’autant plus qu’ils habitent tous dans la même région (Nord Est des Etat-Unis). Cependant, à l’heure d’Internet, il me semble que les habitudes et les tendances de fond traversent les frontières de tous les états des Etats-Unis à la vitesse de la lumière et le constat que je vais partager pourrait avoir une certaine pertinence.

J’ai donc posé ces deux questions simples : Quels réseaux sociaux utilisez vous? Pourquoi y faire?

FB

Le constat est sans appel : tous ont basculé de Facebook à Twitter. 

Pire, les plus jeunes ont décidé de fermer leurs comptes Facebook!

Les raisons :
– Twitter, c’est plus trendy
– Twitter c’est plus simple
Mes parents ne sont pas sur Twitter

Il se pourrait donc que Facebook soit en train de perdre une génération et forcément les suivantes aussi… C’est, de mon point de vue, un véritable tremblement de terre. D’ailleurs, les mêmes questions posées à tous les parents ont obtenu une seule et unique réponse : Facebook…
CQFD !

Autre phénomène contradictoire et surprenant : les jeunes apprécient le fait que Twitter soit à la fois ouvert et fermé, depuis que Twitter a lancé son mode privé. Du coup, les jeunes peuvent décider de la manière dont ils veulent rendre visible ou pas leurs tweets. De plus, il semble que cette nouvelle génération n’ait plus aucun complexe par rapport à la visibilité de ses tweets. Oui, ils savent donc qu’ils peuvent utiliser le mode privé mais en gros, ils préfèrent être visibles et n’ont pas envie de « cacher » ce qu’ils racontent. Inconscience ou maturité? Personnellement, je vote pour la seconde option.

Bien sur, Twitter n’est pas le seul réseau social utilisé :
– Instagram pour les photos
– Tumblr pour y poster des vidéos et photos associées à une passion, un thème (ou pas)

Et évidemment, Snapchat. Aucun ne l’a cité directement mais à chaque fois que j’ai demandé « mais alors tu n’utilises pas Snapchat? » un gros sourire, voire des rougeurs, apparaissait sur le visage de chacun avec un tonitruant « EVIDEMMENT! »

Les autres grands perdants, en dehors de Facebook, sont Google+ et Vine, amusant mais trop compliqué pour faire des vidéos de 6 à 10 secondes.
Décidément, Google n’arrive pas à percer les secrets du social…