Quand tu n’as plus le temps, prends le temps!

Au début des années 2000, j’ai décidé de me lancer dans une carrière de consultant pour élargir mon expérience. Cela m’a permis de rencontrer des entreprises avec des contextes organisationnels et technologiques bien différents. Je m’étais spécialisé dans les frameworks Java et dans l’architecture applicative. Ce sujet était très porteur à l’époque.

La SSII pour laquelle je travaillais à l’époque avait aussi une activité à l’international et notamment en UK. Parlant la langue, j’étais enchanté à l’idée d’aller aider l’entité anglaise à développer son business et a les faire monter en compétences sur Java.

Le soucis est que mes compétences ont commencé à être reconnues mais surtout connues par différentes équipes. Et forcément, un jour je me suis retrouvé sous l’eau

J’avais déjà 3 missions en parallèle et j’étais sur le chemin d’une réunion que l’on avait planifié à 7h30 du matin car je n’avais plus de dispo dans mon agenda.
En entrant dans les bureaux du siège de cette société où se trouvait la réunion, je croise le directeur de l’international.
Lui: « Bonjour Alain, comment vas tu? Viens prendre un café dans mon bureau. »
Moi: « J’aimerai bien, mais j’ai une réunion qui va démarrer… »
Lui: « Si tôt! Sur quel projet? »
Moi: « Ben, c’est un nouveau projet qui va démarrer et ils veulent m’impliquer pour les aider… »
Lui: « Mais je croyais que tu étais déjà sur 2 projets pour les UK! »
Moi: « Euh… Oui c’est vrai, et j’ai aussi un autre projet en France… Mais là, ils m’attendent vraiment… »
Lui: « Alain, ce matin, je vais te faire un cadeau. Rappelle toi de cela: quand tu n’as plus le temps, prends le temps! »

On est allé à son bureau, il a appelé la salle de réunion et les personnes qui m’attendaient en leur disant qu’ils allaient devoir se débrouiller sans moi, et on a pris un café en parlant de tout sauf du business. Merci Xavier, je n’ai pas oublié cette leçon!

Parfois, on est sous l’eau et on n’arrive même plus à prendre le temps de souffler, de prendre un café… Lorsque cela vous arrive, cela veut dire que quelque chose ne va pas : vous gérez trop de tâches en parallèle, vous êtes mal organisé, vous ne savez pas déléguer…

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Lorsque cela m’arrive (évidemment que cela m’arrive!), je prends le temps d’un thé  (ceux qui me connaissent, savent ma préférence pour le thé) et j’essaie de comprendre ce qui ne va pas et comment ajuster mon process.

Lors de prochains billets, je partagerai avec vous certaine de ces pratiques qui marche pour moi pour mieux gérer mon activité.

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Facebook est-il déjà mort?

J’ai profité de mes vacances dans ma belle-famille aux Etats-Unis pour prendre le pouls de l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes américains.
Parmi cette dizaine de jeunes, il y avait des ados, des jeunes adultes universitaires, des plus vieux start-upers.
Bien sur, ce panel n’est absolument par représentatif d’une nation entière comme celles des Etats-Unis, d’autant plus qu’ils habitent tous dans la même région (Nord Est des Etat-Unis). Cependant, à l’heure d’Internet, il me semble que les habitudes et les tendances de fond traversent les frontières de tous les états des Etats-Unis à la vitesse de la lumière et le constat que je vais partager pourrait avoir une certaine pertinence.

J’ai donc posé ces deux questions simples : Quels réseaux sociaux utilisez vous? Pourquoi y faire?

FB

Le constat est sans appel : tous ont basculé de Facebook à Twitter. 

Pire, les plus jeunes ont décidé de fermer leurs comptes Facebook!

Les raisons :
– Twitter, c’est plus trendy
– Twitter c’est plus simple
Mes parents ne sont pas sur Twitter

Il se pourrait donc que Facebook soit en train de perdre une génération et forcément les suivantes aussi… C’est, de mon point de vue, un véritable tremblement de terre. D’ailleurs, les mêmes questions posées à tous les parents ont obtenu une seule et unique réponse : Facebook…
CQFD !

Autre phénomène contradictoire et surprenant : les jeunes apprécient le fait que Twitter soit à la fois ouvert et fermé, depuis que Twitter a lancé son mode privé. Du coup, les jeunes peuvent décider de la manière dont ils veulent rendre visible ou pas leurs tweets. De plus, il semble que cette nouvelle génération n’ait plus aucun complexe par rapport à la visibilité de ses tweets. Oui, ils savent donc qu’ils peuvent utiliser le mode privé mais en gros, ils préfèrent être visibles et n’ont pas envie de « cacher » ce qu’ils racontent. Inconscience ou maturité? Personnellement, je vote pour la seconde option.

Bien sur, Twitter n’est pas le seul réseau social utilisé :
– Instagram pour les photos
– Tumblr pour y poster des vidéos et photos associées à une passion, un thème (ou pas)

Et évidemment, Snapchat. Aucun ne l’a cité directement mais à chaque fois que j’ai demandé « mais alors tu n’utilises pas Snapchat? » un gros sourire, voire des rougeurs, apparaissait sur le visage de chacun avec un tonitruant « EVIDEMMENT! »

Les autres grands perdants, en dehors de Facebook, sont Google+ et Vine, amusant mais trop compliqué pour faire des vidéos de 6 à 10 secondes.
Décidément, Google n’arrive pas à percer les secrets du social…